Un chantier avance rapidement dans la commune d’Ivato-Tanàna. Selon des indiscrétions, il s’agit d’une infrastructure hôtelière que son propriétaire compte terminer en vue du sommet de l’OIF.

À grande vitesse. Le chantier n’est pas encore terminé, mais déjà l’édifice surplombe un quartier de la commune d’Ivato-Tanàna. Au point que le chantier est loin de passer inaperçu, d’autant plus que les travaux avancent rapidement. À première vue, il s’agit d’un hôtel de haut standing.
Selon les informations collectées sur place, « il s’agit de la construction d’un hôtel. Il est prévu que le projet sera terminé avant le sommet de la Francophonie ». De surcroît, la proximité du chantier avec le complexe A&C hôtel intrigue. Les nouveaux édifices en construction « font effectivement partie du domaine de l’A&C », confirme, une source avisée.
Le projet compte deux bâtiments. D’abord, un immeuble de sept étages, d’une largeur non négligeable, avec une dépendance qui pourrait, probablement, servir de hall d’entrée. En face, un édifice à trois niveaux servirait facilement de parking. À un peu plus de trois mois du sommet d’Antananarivo, le chantier qui semble accuser un retard par rapport au deadline prévu, s’intensifie. Outre la vitesse à laquelle il avance, sa dimension pourrait également impressionner plus d’un, surtout que le complexe A&C se trouve au milieu d’un quartier d’habitation.
« Le propriétaire a dû convaincre ses voisins de vendre leurs terrains et habitations pour pouvoir disposer de la superficie nécessaire à son projet », confie la source informée. Pour convaincre les plus récalcitrants, certains domaines auraient été achetés presque au double de leur valeur, mentionnent des indiscrétions.
Coïncidence
Au départ, il a été prévu que, pour éviter les désagréments de la circulation dans la commune urbaine d’Antananarivo, les organisateurs ont envisagé de faire en sorte que la plupart des délégations participant au sommet de novembre, soient logés à proximité du Centre de conférence international (CCI) à Ivato. Un marché juteux qui semble avoir séduit le groupe hôtelier appartenant à une égérie du pouvoir.
Les appartements de standing et l’hôtel huppé devant composer le village de la Francophonie ou village « Voara » à Andohatapenaka, sont hors course. Ceci, faute de budget pour maintenir la cadence nécessaire afin notamment, que le chantier soit terminé à temps. Ainsi, le plan d’hébergement de proximité de départ pourrait être réactivé, voire intensifié. D’autant plus que les hôtels étoilés du centre-ville ne pourront pas abriter la foule exigeante, attendue pour l’occasion.
Concernant ceux des environs du CCI, de la place serait encore à prendre. Surtout que la réhabilitation du Cinq étoiles d’Ivato se fait discrète. Un détour pour constater l’avancée des réaménagements de l’établissement n’a même pas été programmé dans le circuit de la visite des chantiers de la francophonie par le président de la République, samedi. Ce, alors que le locataire d’Iavoloha s’est rendu au CCI, juste en face.
Étant donné l’ampleur du projet et le rythme auquel avance le nouveau complexe de l’A&C, la question du budget indispensable pour mener à bien et en temps voulu le chantier s’impose également. Surtout que ce point freine actuellement le projet étatique d’Andohatapenaka. Bien que réputée pour disposer d’une surface financière importante, la propriétaire du domaine est souvent éclaboussée par des affaires brûlantes concernant des malversations financières.
Garry Fabrice Ranaivoson