« Les paysans qui se spécialisent dans l’arboriculture fruitière, en général, ne disposent pas assez de compétence ou encore moins la technique permettant de mettre en avant cette filière», se désole Roland Razafiarison, président de l’association Voahary maitso (AVM), dans une interview qu’il a donnée samedi. De plus, ce secteur est confronté à de sérieux problèmes, notamment au changement climatique, qui font que les arbres fruitiers se font rares et que leurs qualités deviennent de plus en plus mauvaises actuellement. Et bien que Madagascar dispose de vastes terrains encore cultivables, sa production en fruit reste cependant peu satisfaisante et ne se conforme pas souvent aux normes exigées par le marché international, que ce soit en matière de qualité ou de quantité.
Pérenniser la filière est donc une nécessité qui a poussé l’AVM à entreprendre des recherches, depuis quelques années, sur plus de cent cinquante variétés d’arbres fruitiers, avec ses propres techniques de production.
Il s’agit, en fait, comme l’a déjà souligné l’économiste Stéphanie Jacob, d’améliorer les techniques de conduite de culture ou de renouvellement des plantations, et surtout d’étendre les superficies plantées. L’AVM entend aussi dispenser aux paysans des formations permettant à ces derniers de mieux connaître et de se conformer aux normes exigées par le marché international, et les engager plus dans la transformation agroalimentaire.

Rado Andriamampandry