Les rapts contre rançon refont surface. Samedi, un mauricien directeur général d’un groupe, représentant d’une grande marque, est tombé dans les griffes d’une escouade de ravisseurs à Ankorondrano.
Des informations filtrées au compte-goutte, révèlent qu’il avait quitté son lieu de travail, avant qu’il ne soit kidnappé. L’enlèvement est confirmé, bien que les circonstances, dans lesquelles il a été perpétré, soient jusqu’à maintenant floues, d’autant plus que, ni la famille de l’opérateur économique qui en a fait les frais, ni les personnes de son entourage, n’ont pas saisi les forces de l’ordre. Contactée, la brigade criminelle de la police nationale, spécialiste de pareils actes de banditisme, affirme ne pas être informée du rapt qui venait de se commettre samedi.
Selon les informations communiquées, le directeur général pris pour cible serait bien portant. En revanche, les auteurs de l’enlèvement, auraient déjà pris contact avec ses proches, pour revendiquer l’acte, et demander une rançon. Les malfaiteurs demandent une somme faramineuse. Les marchandages battent leur plein. Des collaborateurs étrangers du captif, suivent de près l’évolution de l’affaire.
Le Mauricien enlevé est âgé d’une quarantaine d’années. Il est installé dans la ville des mille depuis des années. Le kidnapping est survenu la même semaine où le jeune Français d’origine indienne Farhane Houssenaly, a été froidement abattu à bord d’une Hyundai Y20 à Manga­soavina Besarety. Pour le cas de cet étudiant de 19 ans, le mobile du crime semble encore mystérieux, bien que la police criminelle privilégie la thèse d’un enlèvement qui a mal tourné. Celle d’un règlement de compte n’est pas pour autant à exclure. Sa famille soutient par ailleurs que le véhicule attaqué ne transportait pas de fonds. Une semaine après l’homicide, les auteurs courent toujours.
Les proches du jeune défunt, ont envoyé dimanche un courrier électronique au Quai d’Orsay, dans lequel ils font part de leur deuil.

S.A.