Une réunion extraordinaire du Conseil municipal de la Commune urbaine a accordé la reprise de la taxation sur les utilisateurs de pylônes.

Les opérateurs téléphonies et audio-visuels devront se préparer à payer une somme colossale pour l’usage des pylônes ainsi que les antennes de relais, sur le territoire de la ville d’Antananarivo. La réunion extraordinaire du Conseil municipal a décidé, hier, l’abrogation de la délibération du mars 2014, sur la détaxation des pylônes et des antennes de relais. «La redevance sur les pylônes figurait déjà dans notre loi de Finances initiales. On n’a fait que confirmer la disposition de reprendre la redevance sur les pylônes, durant cette réunion extraordinaire », a confirmé le président du conseil communal, le colonel Faustin Andriambahoaka.
Un pylône utilisé par plusieurs opérateurs s’élève à un milliard cinq cent millions d’ariary par an, tandis qu’un pylône utilisé par un seul opérateur coûtera trois milliards d’ariary par an. « On a classé la redevance, selon le nombre d’utilisateurs, pour les inciter à départager ce matériel, afin de limiter leur construction », explique le premier adjoint de la CUA, Jean Gabriel Harrison. Quant aux antennes relais, leurs tarifs annuels seront de deux millions d’ariary par an et par antenne.
La CUA procéderait au recensement de ces pylônes et antennes relais, prochainement, pour identifier leur nombre et évaluer ce qui leur est dû.
Les actuels dirigeants de la magistrature de la ville d’Antananarivo n’ont cessé d’optimiser leurs ressources. Mais ils seraient encore dans l’impasse, selon Jean Gabriel Harrison. « Plusieurs charges retombent sur nous, dont le fonctionnement de la CUA. On ne peut pas se permettre de grands investissements faute de moyens», rajoute-t-il.

Miangaly Ralitera