Le bras de fer se renforce entre la mairie d’Antananarivo-ville et les marchands illicites. Ils persistent à rester sur les trottoirs.

La tension est montée d’un cran entre la Commune Urbaine d’An­tananarivo (CUA) et les marchands illicites. Ces derniers s’en prennent à Lalao Ravalomanana, maire de la ville d’Antananarivo. « Si elle n’a pas de solution pour ces milliers de commerçants, elle devrait présenter sa démission », a souligné leur porte-parole, Eugène Ratsimbazafy Rasolofosaonina, président du groupe de personnes pour la protection des droits des consommateurs à Madagascar (VOMZM).
C’était, hier, lors d’une manifestation des commerçants ambulants, dans les rues du centre ville. Ils étaient des centaines à traverser les rues d’Analakely, de Soarano, et de Behoririka, après avoir vu leurs marchandises ramassées par la CUA. Le meneur de cette manifestation, Eugène Ratsimbazafy Rasolofosaonina et quelques commerçants ont envisagé d’entrer de force dans l’enceinte de la CUA, mais cet acte a été vite interrompu par les éléments des forces de l’ordre qui y étaient présents en masse. Effrayée par cette manifestation, la majorité des commerçants aux alentours d’Analakely ont fermé leurs magasins.
Les éléments de la gendarmerie et de la police nationale étaient présents sur place, avec les agents de la police municipale pour renforcer la sécurité.
Nouvel emplacement
« On a, plusieurs fois, demandé une audience avec elle, pour lui proposer de nous laisser continuer notre activité sur les trottoirs, en nous imposant des règles strictes, comme le nettoyage de la partie où on sera placé, ou encore le non débordement dans les rues. Mais notre demande a toujours été rejetée », réclament ces commerçants. Ils revendiquent, également, la restitution de leurs marchandises.
Les responsables de la CUA classent cette menace d’acte politique. « L’amé­lioration de la vie sociale et l’assainissement de la ville d’Antananarivo sont notre principal objectif », a indiqué Jacques Arinosy Razafimbelo, délégué du premier arrondissement de la ville d’Antananarivo. Ils réitèrent la poursuite de l’assainissement et proposent le devant du Tranompo­konolona Analakely pour les vendeurs d’articles bibliques, le jardin d’Ambohijatovo aux commerçants de fournitures scolaires. Les commerçants ambulants refusent ces nouveaux emplacements et menacent de renforcer leur manifestation ce jour.
Miangaly Ralitera