. Le quartier de l’Hôtel de Ville en ébullition.
. Le quartier de l’Hôtel de Ville en ébullition.

Il ne manquait plus que ça. Un affrontement entre les marchands de rue et les forces de l’ordre s’est produit hier. Ils réclament la démission de Lalao Ravalomanana.

Les marchands de rue au sein de la Commune Urbaine d’Antananarivo ont entamé une grève impromptue hier. La raison ? Ils s’opposent à la décision de la Commune de les « évacuer » des rues de la capitale et de les placer dans le Jardin d’Ambohijatovo, autrefois dénommée Place de la Démocratie. Hier a été l’occasion pour ces vendeurs  de rue de manifester leur désaccord ou leur désenchantement vis-à-vis du traitement de leur cause par la Commune. En effet, une grève impromptue a été entamée par ces marchands de rue hier et a requis l’intervention des forces de l’ordre qui, il faut le marquer, n’ont pas tiré à coup de bombe lacrymogène mais ont maintenu l’ordre et surtout ont protégé l’Hôtel de Ville qui, d’après certaines voix, a failli être incendié. Les marchands ont été nombreux et la circulation a été perturbée durant la matinée. En effet, outre cette décision controversée, ils s’insurgent contre la manière dont leurs marchandises sont confisquées par la police communale. Parmi les interrogés, beaucoup se plaignent du mode opératoire de la CUA. D’après leurs dires, cette dernière continue à les chasser bien qu’ils payent régulièrement leurs quittances.  « Nous ne comprenons pas ce que veut la Commune, elle nous pourchasse et pourtant elle continue à nous réclamer les quittances », ont dit certains. D’autres déplorent la confiscation « manu militari » de leurs marchandises. D’après eux, « les marchandises sont confisquées et ne sont plus remises aux vendeurs ». Et d’ajouter que la police communale collabore avec la police centrale pour soi-disant « assainir » la ville d’Antananarivo.

Démission. Une association se réclamant (également) « Mpiaro ny Zon’Ny Mpanjifa » se charge de représenter ces marchands de rue qui, apparemment, sont sur le qui-vive. A la tête de l’association se trouve un certain  Rasolofosaona Eugène et qui a donné un message fort au Maire de la Commune Urbaine d’Antananarivo, Lalao Ravalomanana. Pour lui, « c’est la pauvreté qui en est la source. Nous sommes trop nombreux car nous n’avons pas de travail donc nous préférons vendre quelques marchandises dans la rue. De ce fait, ni le Jardin d’Ambohijatovo ni les autres places des marchés n’arriveront à nous absorber ». Toujours d’après Rasolofosaona Eugène, Lalao Ravalomanana doit quitter la tête de la CUA. « Tous les marchands de rue réclament la démission du Maire d’Antananarivo, Lalao Ravalomanana » a-t-il dit. Et lui d’enchaîner que  « les marchands iront jusqu’au bout c’est-à-dire jusqu’à ce que Lalao Ravalomanana quitte la Mairie ».

Incompréhension. Devant ce genre de situation, force est de reconnaître que les relations entre la CUA et  les marchands ne sont plus au beau fixe. Pour la Commune, Antananarivo doit être « une ville moderne et agréable ». Les marchands, quant à eux, exigent que le côté humanitaire de la chose soit observé. Bref, côté humanitaire ou côté urbanistique, ces signes de mésentente ne font que pourrir l’image de la capitale, une capitale insalubre et ayant des problèmes de mobilité urbaine…

Aina Bovel

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Assainissement de la capitale : Face-à-face EMMOREG – Marchands, Démission de Lalao Ravalomanana réclamée ! (Midi-Madagascar)

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