De plus en plus de nationaux tentent la chance de voir si l’herbe est plus verte sous d’autres cieux plus cléments. Des conditions de désespoir qui conduisent chacun à une solution individuelle de sauve ou se sauve qui peut.

Dans l’opinion une majorité se dégage sur le constat d’horizon bouché. Certains attribuent les causes de cette situation que partagent nombreux pays pauvres, au contexte mondial dans lequel un système sans âme impose une loi d’airain. Cela n’empêche une unanimité de persévérer à condamner les gouvernants locaux et d’engager la responsabilité de la classe politique pour cause d’inaction ou d’action, l’une et l’autre dans leur majorité, coupables de plomber l’avenir du pays.

Les « intellectuels », de leur impuissance à inverser le cours des choses, en arrivent à déserter le terrain politique, privant de leur réflexion le débat public. Déserter ici signifie un désengagement, se désengager implique-t-il nécessairement une trahison ? Non ! Quoique le règlement des forces armées implicitement implique dans la désertion le concept de trahison ou au moins de coupable défaillance à une obligation citoyenne, agrémentée de circonstances aggravantes en cas de période de guerre. « Nous ne sommes ni dans l’armée, ni en période de guerre », peut-on avancer pour justifier ce désengagement des élites à l’instar du désintérêt que manifeste une majorité de la population pour la chose politique.

Le pays n’est certes pas en guerre, et pourtant de son côté le peuple se débat dans un combat de survie qui ressemble à une guerre. Les dirigeants du pays semblent vouloir ignorer cette réalité, peut-être pas dans leurs discours mais par leurs agissements qui ne reflètent aucune réelle implication dans la cause pour laquelle les populations bataillent au quotidien. Les acteurs politiques brûlent une grande partie du temps dans de scandaleuses batailles de polochons, vulgaires histoires de lutte de postes. Menteurs ceux qui osent prétendre qu’ils ne consacrent pas prioritairement leurs efforts dans les préoccupations à conserver le pouvoir ou à le conquérir ! Le souci du bien commun, s’il en reste, est relégué au deuxième plan. D’un bord comme de l’autre, les acteurs politiques sont des alliés objectifs, par une complicité qu’ils ignorent peut-être, mais active à phagocyter l’activité dans un maelström où seuls accèdent les dévoués à la pérennisation du système.

Léo Raz

 



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Chronique : désertion (NewsMada)
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