Des phénomènes similaires se multiplient dans nombre d’Etats africains, créant des conditions qui handicapent le développement et hypothèquent les possibilités d’évolution. De ce point de vue mais en considération du nombre de sa population le Gabon ne devrait pas avoir grand’ chose à partager avec Madagascar. Et pourtant !

D’abord pourquoi le Gabon ? Tout simplement du fait que ce pays se trouve dans l’instant sous les feux de l’actualité, les Gabonais sont appelés aux urnes pour élire leur président. A l’approche de cette échéance la majorité de la population fait entendre sa voix. Le petit pourcentage de privilégiés ne parvient plus à faire écran pour cacher la forêt de misère, lorsque les défavorisés sortent du bois pour crier aux loups. Forêt, bois,… des richesses exploitées sans répit dont les énormes bénéfices ne profitent pas à un relèvement du niveau de vie de la grande masse. L’évaporation des réserves renvoie évidemment au trafic de bois de rose, trafic qui fait le bonheur d’un petit nombre sans scrupule pour étaler au grand jour leur fortune et sans peur des pouvoirs publics impuissants ou volontairement inertes face à l’hémorragie, abandonnant exsangue la population et ratiboisées les régions forestières.

Vu le nombre de pays du continent noir qui ont à résoudre des problèmes présentant des schémas identiques, il n’est pas faux de penser que des forces occultes ( ! ) disposent des fils pour tisser une toile d’araignée afin d’en tirer les profits. Une question s’impose toutefois en corollaire, ces pays sont-ils indépendants et adultes ? Ou bien ne sont-ce que des créations de l’esprit que l’on amuse à apparaitre tels ? Fierté nationale oblige à répondre par la négative. On ne se prive pas d’agiter la souveraineté nationale. Dont acte ! En complément logique il découle que de ses actes on assume une pleine responsabilité sans possibilité de s’en défausser. Situation inconfortable ? En considération des échecs et dysfonctionnements on se met dans une position révélatrice d’incompétences et de tares.

De la même veine, on note à l’aéroport de Bamako la disparition de 250 kilos d’or que les douanes maliennes venaient de saisir. Dans l’ordinaire les frontières ressemblent à des frontières, aussi vraies qu’étanches avec des fonctionnaires aussi sévères que tatillons, quand le besoin se présente tout autant on possède l’art d’en faire des passoires. Le système est à l’avenant, aussi brutal dans ses manifestations que l’Etat est faible dans sa réalité.

Léo Raz



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Chronique : similitudes insuffisantes pour une déresponsabilisation (NewsMada)
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