Une vue aérienne du quartier du quartier de Behoririka aux heures de pointe donnerait cette image d’un animal qui se bouffe la queue. Quelles heures de pointe ? Dans le secteur tout moment est heure de pointe, ou y ressemble : dès le point du jour  où la ville s’éveille jusqu’à la tombée de la nuit, lorsque les commerçants ferment et que les marchands ont fini de remballer, ça coince dans tous les sens. Ça va dans tous les sens, seulement à la circulation de sens il n’y a qu’un seul, la boucle autour du lac, la tête du bouchon a vite fait de rattraper la queue. Effet domino, le b… se répercute dans tous les secteurs environnants. Secteur environnant ? C’est très vague, sans limites précises. Eh bien non, déjà que la circulation s’étrangle à maints endroits, autant de points noirs dans le centre qu’aux portes de la ville, il n’est besoin de beaucoup pour que ça stoppe  encore et encore, donnant aux usagers la sensation de traverser un enfer.

Une heure pare-choc contre pare-choc en plein soleil pour cause de gel, celui de la circulation, ça met à l’épreuve les artères, celles du conducteur et des passagers. La situation dépasse l’entendement, celui des diverses autorités s’entend. Parler de « diverses » est confortable lorsque l’on ne sait plus qui exerce exactement compétence et responsabilité. Honnête d’appeler chat un chat, en la circonstance il l’aurait été de traiter de l’incompétence et des irresponsabilités, mais il faut commencer à prendre le pli. Bientôt le Code de la Communication se chargera de rappeler à l’ordre l’infraction à dire la vérité tout nue, décence oblige il faut l’habiller. Nombreux conseillers, il n’en manque pas dans les sphères du pouvoir, répètent à qui mieux-mieux la leçon qu’on leur a apprise, « ce n’est pas parce que l’on est dans un pays libre que l’on peut se promener à poil en public ». Et toc ! Des arguments contondants du genre ils en ont plein la besace, style ce n’est pas parce que la population vit dans la misère que les gens du pouvoir vont se serrer la ceinture et s’interdire de s’en mettre plein les fouilles.

Tout le monde est témoin qu’ici la comparaison à l’animal qui se bouffe la queue concerne la circulation à Behoririka, encore que… On n’ose plus dire à quoi imputer les causes et ni qui désigner sans contour les coupables de dépassement de pouvoir, eux-mêmes  dépassés par les événements. Ça déborde de toutes parts.

Léo Raz

 



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Chronique : tel un animal qui se mord la queue (NewsMada)
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