Le Japon, avocat de l’Afrique. La déclaration du Premier ministre japonais Shinzo Abe a surpris son monde à l’ouverture de la sixième conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (Ticad VI) qui s’est tenue le week-end au Nairobi – Kenya. Le dirigeant japonais avait annoncé le soutien de son pays à une candidature africaine au siège permanent du Conseil de sécurité des Nations-Unies.

«  Il faut que l’Afrique dispose d’un pays membre permanent au Conseil de sécurité en 2023 au plus tard. Cette réforme du Conseil de sécurité des Nations Unies est bien un objectif qui est commun entre le Japon et l’Afrique », a déclaré le Premier ministre japonais.

La réforme du Conseil de sécurité des Nations Unies occupe une place de choix dans l’agenda de la gouvernance mondiale. Les débats sur cette reforme continuent depuis presque voilà plus de 20 ans. Aux yeux du Japon, un siège permanent africain dans l’organe des Nations Unies est plus que légitime avec cinquante trois pays membres.
« Dans cet immense continent, il n’y a aucun pays membre permanent du Conseil de sécurité des Nations Unies. L’Agenda 2063 exige de corriger cet état de fait d’ici à 2023. Je vous demande d’accepter mon soutien total », a-t-il annoncé. En marge de cette conférence, la consolidation de paix et stabilité figurait parmi les agendas discutés par les dirigeants africains et japonais.

Lova Rafidiarisoa