Le Centre d’études diplomatique et stratégique se tourne vers le Sud. Il compte y partager son savoir-faire en matière de développement.

Retour aux sources. Dans l’optique de contribuer au développement de Madagascar et dans le cadre du renforcement des capacités nationales, le programme « Université d’automne » organisé par le Centre d’études diplomatiques et stratégique (CEDS) de Madagascar se penche sur les problématiques de Vatovavy-Fitovinany pour cette deuxième édition. C’est, en effet, une région considérée par beaucoup, comme étant le berceau de la civilisation de l’ile rouge.
Durant une semaine, depuis le 9 août, l’institution ainsi que les cadres se fixent comme objectif de détecter les raisons pour lesquelles la région Vatovavy peine à démarrer en matière de croissance. Pourtant, elle possède de réels potentiels de développement dans différents domaines tant économique et social que culturel. On ne citera, entre autres, que les atouts potentiels sur le plan environnemental et touristique. En l’occurrence la présence du Parc national de Ranomafana ou encore la ligne ferroviaire FCE (Fianarantsoa-côte Est), des infrastructures telles que les anciens ports de Manakara, de Mananjary et bien d’autres éléments peuvent jouer un rôle de levier de développement pour la région.
Cependant, pour diverses raisons, culturelle, politique, ou tout simplement par manque de moyens technique et intellectuel, ces potentiels sont le plus souvent mal exploités ou littéralement délaissés. « Ce phénomène ne fait que renforcer la stagnation du développement ressentie par la totalité de la population de Vatovavy-Fitovinany », déplore Rémy Vincent Andrianjaka, chef de la région.

Idées et initiatives
Face à ces faits, les membres du CEDS Madagascar, guidés par les natifs de Manakara en son sein, se sont fixés comme objectif de contribuer à l’édifice qu’est le développement de la région. Compétences et idées étant leurs principaux outils, ils tendent une oreille attentive aux acteurs locaux qui œuvrent dans tous les secteurs. Notamment sur le plan environnemental en travaillant pour un site de reboisement dans la localité d’Ambahatrazo, victime incessante du phénomène de culture sur brûlis, et sur le plan social, en contribuant à des aides orientées vers les infrastructures hospitalières de Manakara, ou encore le centre d’accueil pour enfants défavorisés, « Akanin’ny Famonjena ».
Cependant, l’écoute et le partage faisant partie des principaux leitmotivs du centre, celui-ci par le biais de son délégué général, Solofo Rasoarahona, s’est fixé comme objectif d’étudier les moyens par lesquels le document cadre pour le développement de la région Vatovavy pourrait être mis en œuvre. Ainsi, d’ici quelque temps, il est fort probable que les techniciens du centre sauront détecter les points clés,qui serviront de levier à cette région.

Lalaina Rakotobe



Source link

Développement – Le CEDS mise sur la décentralisation(Express)
Tagged on:

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Time limit is exhausted. Please reload the CAPTCHA.