Un  début de spectacle assez tardif, des prestations assez longues, des artistes beaucoup plus nombreux, mais une ambiance festive qui dure jusqu’à l’aube.

La première soirée de la troisième édition du festival Somaröho de Nosy Be, jeudi, a vu tout ce qui peut être énervant pour un spectateur impatient, mais la qualité du spectacle et l’ambiance ont primé avant tout pour les férus de bonne musique et les inconditionnels admirateurs de la manifestation. La crème de la crème, la référence de la soirée n’est autre que Luco Kininike, le fils de Rasoa Kininike. Entre émotion due au souvenir de la récente disparition de la mère et la curiosité de découvrir la capacité de l’héritier, le public s’est impatienté de découvrir sur scène le jeune prodigue. Même s’il n’est monté sur les planches que vers  2h du matin, l’assistance l’a accueilli avec ferveur. En effet, les premières notes de «Mamo babanay lereo e» ont été accueillies en liesse, au même titre que les autres chansons de Rasoa reprises par le fils.

Le défi relevé

Si la logique de spectacle veut qu’un artiste qui se produit après un autre doit  faire mieux que son prédécesseur, Luco Kininike, lui,  a visiblement su relever le défi. Il a tout assuré après la prestation artistiquement moyenne de la star togolaise Papou qui aurait pu faire mieux qu’en jouant sur un fond de playback. Et c’est Black Nadia, celle qui a eu la charge de clôturer la soirée, qui aurait eu certainement fort à faire pour succéder à ce jeune chanteur, promoteur du tsapiky véhiculé autrefois avec brio par son père Pascal, qui fait office de guitariste soliste de Luco Kininike, et sa regrettée mère.

Théo Rakotovao, le lauréat du prix Découvertes RFI 2009, s’est également démarqué lors de sa prestation. Sa belle voix chaude et son tube «Impiry», impressionnent toujours le public de l’île aux Parfums. Mais ses nouvelles créations comme «Tsy maninona» et «Zaho natsanganao» ont également été bien accueillies par cette assistance conquise à l’avance. L’on dirait également que l’expérience de cette formation musicale à travers ses innombrables prestations à l’étranger, dans les grands festivals de world music, a bel et bien payé durant son show parce que le groupe a donné une prestation de qualité.

Celle qu’on a regretté lors de cette première soirée, c’est certainement la prestation de Christian LDV, (L’Homme des Valeurs). Son style musical, le zouk love, jugé trop mou, semble ne pas coller à la personnalité de cet ancien choriste de Jerry Marcoss. D’autres spectateurs disent qu’il ferait mieux de rester manager de Big MJ et d’Arnaah dont le succès artistique ne cesse de monter en flèche depuis que Christian LDV a pris en main la gestion de leur carrière.  Le fait de jouer sur un fond de playback semble d’ailleurs ne pas convenir à cet artiste.

Rakoto



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Festival Somaroho : Luco Kininike s’illustre à Nosy Be (NewsMada)
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