Des Malgaches ont été parmi les centaines de blessés lors de l’attentat de Nice. Ils sont hors danger, mais sont en suivi psychologique.

L’attentat de Nice fait encore parler de lui. Les membres de l’association Nice-Madagascar ont soulevé des non-dits lors de ce drame qui s’est produit dans la soirée de la fête nationale française. « Sept Malgaches ont été gravement blessés, lors de cet attentat, mis à part Mino Razafitrimo, qui y a trouvé la mort. Trois des victi­mes sont des enfants », a indiqué Jocelyn Rabarijaona, secrétaire général de l’association. C’était, lundi, lors d’une visite de courtoisie au magistrat de la ville d’Antana­narivo, au palais de la ville à Analakely.
Certaines de ces victimes malgaches auraient été frôlées et d’autres écrasées par le poids lourd qui roulait à  vive allure, sur une distance de deux kilomètres de l’allée de « La Promenade des Anglais », de Nice. Par conséquent, un des enfants a subi une fracture au niveau du crâne et un autre, une fracture mandibule. Les pieds d’un étudiant d’une vingtaine d’année ont été totalement reconstitués, car ses genoux ont été comprimés. Une personne, dont la tête a été frôlée par le camion, a, d’autre part, enduré une fracture au niveau de sa tête.
Suivi psychologique
Par ailleurs, une des victimes est obligée de porter des béquilles et un père de famille ne serait pas encore apte à utiliser certaine partie de ses membres supérieurs.
Ayant reçu les soins nécessaires, ces sept personnes sont hors danger, actuellement, mais nécessitent encore des suivis psychologiques. « Physiquement, ça peut aller. Mais moralement, c’est dur pour les victimes», selon l’affirmation de Jocelyn Rabarijaona.
Quatre vingt quatre personnes ont succombé à cet attentat du 14 juillet et trois cent trente autres ont été blessées, selon le dernier bilan en fin juillet. Mino Razafi­trimo, une jeune femme malgache d’une trentaine d’année et mère de deux petits garçons, y a trouvé la mort, également. Elle a été entre la vie et la mort, après cet acte terroriste, et a succombé à ses blessures, quelques temps après.
Miangaly Ralitera