Le prix du clou de girofle n’est jamais stable. De 20.000 ariary, il peut chuter d’un coup à 17.000 ariary en deux mois. Le travail de récolte est plus rémunérateur pour les journaliers d’autant plus que la période de maturité des girofliers coïncide avec celle du litchi, l’autre grande ressource de la région. Du paysan producteur à l’exportateur de Toamasina, les clous et essence de girofle passent entre les mains de deux ou trois intermédiaires en fonction de l’enclavement des zones de production. Pour 31.000 producteurs, il n’existe que 30 grands exportateurs à Madagascar où chaque collecteur fournit jusqu’à 50 à 60 tonnes.

On pourrait croire que le marché mondial du girofle est similaire à celui des épices car le clou est utilisé dans de nombreuses cuisines du monde, de la choucroute alsacienne au curry indien. Mais ce n’est pas le cas. La grande majorité des clous de girofle produits à Madagascar servent à la fabrication de cigarettes traditionnelles, faites d’un mélange de tabac et de clou de girofle, à Jakarta, à Singapour et en Indonésie. L’huile essentielle produite à Madagascar est elle aussi exportée en grande quantité en Indonésie pour en extraire une molécule précieuse, le génol. Une base largement demandée par l’industrie chinoise pharmaceutique et cosmétique. Par exemple, la vanilline est synthétisée à partir du génol de girofle.

Toutefois, le vieillissement des girofliers, les aléas climatiques et les maladies menacent la filière. Mais les producteurs semblent avoir négligé la préservation de cet arbre si précieux.

Arh.

 



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Girofle : instabilité de la filière (NewsMada)
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