Un jubilé de 26 ans, fêté comme il se doit par Francis Turbo au coliseum Antsahamanitra. Le fou rire a inondé le public.

Quart de siècle sur scène, ça se fête. Francis a littéralement mis le turbo, hier après-midi, en condensant sur quelques heures tous les spectacles de sa longue carrière. Du premier
« Eisy e ! le halina e! » Jusqu’au tout dernier « Andriamanitra ô ! inona ary ‘ty » c’est toute sa vie humoristique que l’artiste a exposé.
Vingt-six ans exactement qu’il provoque rire et fou rire à chacune de ses apparitions. Depuis, il a bien mûri, troquant les shorts mille bandes et t-shirts troués pour des accoutrements un peu plus modérés. Il est évident que l’artiste a énormément gagné en maturité. Tout de blanc vêtu et ponctuel à souhait, Francis scande le public exactement à l’heure prévue. Certes, il a peut-être gagné en maturité vestimentaire, mais il reste toujours aussi reconnaissable par son humour des plus particuliers et assaisonné de la plus belle des manières. Reprenant les vieilles blagues de ses débuts, y ajoutant une touche d’actualité, le turbo conquiert facilement son public.

Salé
À L’image de ce sketch où il compare subtilement la géographie de Madagascar au corps d’une femme, au bout duquel, l’artiste a dû attendre quelques minutes pour reprendre la parole. En effet, la subtilité du sketch était telle qu’il fut difficile pour l’artiste d’enchaîner sur un autre, le public ayant mis plusieurs minutes pour se remettre de son fou rire.
Le spectacle d’hier était unique, un one-man-show que Francis a assuré avec brio. Toujours aussi créatif mais restant fidèle à sa réputation, l’humoriste a fait montre de tout son talent. De l’autre côté, le public était presque exclusivement composé d’adultes, sans doute à cause du style salasse bien connu de l’artiste. Ce qui n’empêcha pas certains de venir en famille pour
rentrer ensuite les sourires aux lèvres. « Il aura mieux valu venir en couple et sans les enfants. Tout de même, on ne regrette pas d’être venu au complet », s’enthousiasme, Tsiory Randrinarimanana, père de famille.

Harilalaina Rakotobe