Contre toute attente, la manifestation du «Antso ho fanavotana ny firenena» (AFP) d’hier sur la place du 13 mai était plutôt calme. Les forces de l’ordre ont envahi les lieux et la foule a été facilement dispersée après quelques minutes d’intervention, d’autant que les Leaders du mouvement ont brillé par leur absence.

Pas de leader et peu de partisans, la place du 13 mai était surtout envahie par des curieux. La manifestation d’AFP n’a pas drainé la foule. D’ailleurs, la présence massive des forces de l’ordre sur les lieux a dissuadé en quelque sort les manifestants du Antso ho fanavotana ny firenena (AFP), malgré l’annonce faite qu’ils ne reculent devant rien.  D’autant plus que leur leader, en la personne de Faniry Razafimanantany n’était  pas présent sur les lieux.

L’Emmo-reg a ainsi décidé d’intervenir au moindre attroupement, même auprès  de marchands ambulants. Après des heures d’attente et toujours pas de leader, les quelques manifestants ont finalement décidé de brandir leur banderoles, deux au total et de provoquer les forces de l’ordre.

Cependant, la foule, composée en majorité de curieux, a été facilement dispersée par l’Emmo-reg sans avoir eu recours au gaz lacrymogène, comme à ses habitudes. Il suffisait juste aux éléments des forces d’avancer et de déstabiliser les manifestants par leur mouvement d’ensemble. De son côté, le leader du mouvement n’a donné aucun signe de vie. Il semble néanmoins que son domicile avait été perquisitionné tôt dans la matinée.

Perquisition

Selon le général Florens Rakotomahanina, lors d’une conférence de presse à Ankadilalana, organisée simultanément avec la manifestation, «Une perquisition a été effectuée au domicile de Faniry Razafimanantany sans pour autant trouver des éléments de preuves contre lui». Des rumeurs ont ensuite circulé selon lesquels un mandat d’arrêt avait été lancé contre le principal concerné mais sans confirmation. En tout cas, les éléments présents à Analakely ont affirmé avoir reçu l’ordre de procéder à l’arrestation des leaders du mouvement.

Pour rappel, l’AFP avait lancé un ultimatum d’un mois au chef de l’Etat pour qu’il pose sa démission. L’ultimatum ayant pris fin, le mouvement a décidé de descendre dans la rue hier. Mais apparemment, la volonté n’y était pas réellement, contrairement à la détermination de Faniry Razafimanantany à travers ses propos provocateurs.

Tahina Navalona



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Manif AFP : les leaders font faux bond (NewsMada)
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