Une figure illustre du journalisme s’en est allée après un séjour de soixante-dix huit années sur terre.

Le monde du journalisme est en deuil. L’un de ses plus anciens serviteurs en la personne de Ralissy Joseph Andrianarijaona s’est éteint samedi à l’âge de 78 ans. Ralissy, pour ses collègues, faisait partie de la vieille école. Il a consacré l’essentiel de sa carrière chez le plus grand quotidien des années 70 et 80, Madagascar Matin, jusqu’à la disparition de ce journal en 1988, avant de continuer son sacerdoce chez Madagascar Tribune, où il a pris sa retraite en 1998. Mais le virus du métier n’a jamais quitté Ralissy et on a eu souvent l’occasion de le croiser dans les grands rendez-vous. Passionné de l’information et du journalisme comme tous les vrais professionnels, Ralissy était un modèle de courage et de persévérance. Son handicap physique n’a jamais constitué un obstacle pour faire son travail dans les normes et dans le respect de la déontologie. Il était parmi les journalistes culottés qui osaient poser des questions pertinentes au président Didier Ratsiraka dont on connaît la personnalité et l’autorité.
Ralissy Joseph Andrianarijaona , dont l’éternelle bonne humeur faisait de lui une précieuse compagnie, part en laissant une relève puisque sa fille Nivo Tiana Andrianarijaona, actuelle attachée de presse de l’ambassade de l’Inde, a suivi sa trace chez Madagascar Tribune. Ralissy sera inhumé mercredi à Ambohitsoa Manandriana Avaradrano