Madagascar compte près de 10.000 gens de mer initiés au métier. 6.000 d’entre eux possèdent des brevets alors que près du trois quart chôment, outre ceux qui partent à l’étranger.

L’Ecole nationale de l’enseignement maritime (Enem) et le Centre de formation maritime (Cefomar) à Mahajanga sont les établissements habilités à former des gens de mer au commerce, à la pêche et à l’administration maritime en vue de l’obtention d’un brevet. Selon les membres du Syndicat général maritime de Madagascar (Sygmma), entre 2008 et 2014, l’Enem a octroyé des formations d’initiation maritime et de sécurité de base, sans que les diplômés soit promus à un quelconque poste de travail. Pourtant, 800 navires en moyenne accostent chaque année dans tous les ports de l’île.

«Des milliers d’hommes et surtout de jeunes Malgaches possèdent un brevet. Cependant, les offres pour la profession de gens de mer se font rare pour les marins malgaches», a fait savoir Ful-Soma Basola, secrétaire général adjoint du Sygmma. «Cette situation entraîne souvent les diplômés dans les engrenages de la corruption. Ils parviennent parfois à se faire  embaucher même sans expérience. Pis, les professionnels se trouvent parfois exclus», a-t-il  confié.

Par ailleurs, la barrière linguistique représente un grand handicap pour les gens de mer malgache. Ces dernier sont souvent francophones alors que la langue de communication la plus utilisées par l’Organisation maritime internationale (Omi) est l’anglais.

En dehors de l’Enem et du Cefomar, les établissements de formation professionnelle peuvent effectivement délivrer des diplômes. Or l’Administration maritime ne peut pas leur livrer de brevet. Faute de trouver des débouchés fiables mais également compte tenu du fait qu’après cinq années d’inactivité, le brevet obtenu est radié.

Face à ce constat, l’ Agence portuaire maritime et fluviale (APMF), les armateurs et le syndicat des gens de mer ont convenu qu’aucun établissement ne doit plus octroyer de formation sans promesse d’embarquement en bonne et due forme d’un armateur ou d’une agence de recrutement.

Application du STCW 2010

 Avec l’application du STCW 2010 prévue au 1er janvier 2017, tous les gens de mer brevetés doivent effectivement revalider leurs brevets pour pouvoir réembarquer à nouveau. Jusqu’à ce jour, 2.000 d’entre eux ont procédé au recyclage, les 4.000 restants  devront le finir d’ici la fin de l’année. En effet, «Tout pays ayant une administration maritime doit se conformer aux dispositions de cette convention internationale», a souligné Ful-Soma Basola.

Arh.

 



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Métiers de gens de mer : un important problème de découchés (NewsMada)
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