Quand quelqu’un ne vient pas au rendez-vous, on dit « Poser un lapin » dans le langage familier. Mais  heureusement que les gens comprennent vite puisqu’au second appel, plus personne ne fera acte de présence. Le fameux mouvement pour sauver le pays n’était en

fait qu’une belle mascarade sinon comment expliquer l’absence du leader à deux manifestations successives. Alors que quelques jours avant le début des manifestations, on se serait cru dans un film de chevalier lorsque le héros était prêt à tout pour sauver tout un peuple, quitte à y laisser sa vie. Evidemment, cela n’existe que dans les films, ou ailleurs sauf à Madagascar. Ici on pourrait laisser quelqu’un mourir sous ses yeux seulement pour éviter d’avoir des problèmes.

La date du 19 août était alors sur toutes les lèvres, dans les transports publics, dans la rue, dans les médias, tous s’attendaient à une véritable action dans la capitale. Car même du côté des forces de l’ordre, c’était la mobilisation générale.

Mais comme le chantait si bien Dalida dans « Paroles, paroles« , ce n’était que,   » Des mots magiques et tactiques qui sonnent faux« . Beaucoup de paroles mais aucune action. Comment peut-on rater un évènement qu’on a organisé soi-même et oser par la suite dire aux manifestants de revenir le lendemain. Heureusement que les gens ne sont pas tous dupes et les futurs leaders de mouvement devront réfléchir à deux fois avant de tenter quoi que ce soit à l’avenir.

Au bout du rouleau, apparemment la population n’est plus si facilement abordable ou plus précisément se résigne à attendre les prochaines échéancs électorales.

Tahina Navalona



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Paroles, paroles (NewsMada)
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