La place de l’indépendance sera sous haute surveillance demain. L’association AFP veut en effet braver les forces de l’ ordre.

Un nouveau risque d’échauffourée est à craindre à Analakely demain. Les ténors du mouvement «Antso ho Fanavotam-Pirenena» (AFP) prévoient en effet de descendre dans la rue, en l’occurrence sur la place de l’indépendance. Les forces de l’ordre soulignent  cependant que la manifestation n’a pas obtenu d’autorisation et qu’elles ont été réquisitionnées par la préfecture de la capitale pour sécuriser les lieux.  « Nous allons prendre toutes les dispositions pour éviter les troubles et les casses », a déclaré hier le numéro un de l’Emmo-Far, le général Florens Rakotomahanina, lors d’une conférence de presse conjointe avec la préfecture.

Selon lui, « D’après les informations qui nous sont parvenues, des personnes malintentionnées au sein des manifestants tireront sur la population et feront porter le chapeau aux autorités et aux forces de l’ordre (…) » et que ces dernières « n’utiliseront les armes qu’en dernier recours (…) ». Menace ou simple avertissement, les forces de l’ordre notent, en sus, qu’ils investiront la place de l’indépendance demain dès la première heure pour arrêter toute tentative d’attroupement. À ce titre, le commandant de l’Emmoreg, le colonel Ravoavy Zafisambatra évoque notamment la mise en place des dispositifs de sécurité tels que le quadrillage des lieux et les artères environnants ou encore la mobilisation des motards pour parer à toute éventualité.

Coïncidence

Ce mouvement sera, quoi qu’il en soit, suivi de près par les observateurs dans la mesure où plusieurs entités peuvent rejoindre ses rangs, à l’instar des anciens parlementaires de la Transition ou encore du groupe «Mitsanganà ry Malagasy». La manifestation coïncide avec le passage du médiateur de la Communauté de développement des pays de l’Afrique australe (Sadc), Joaquim Chissano. Ce dernier n’a pourtant pas manqué d’évoquer la stabilité.

Pour rappel, lors d’une conférence de presse organisée à Andavamamba, le 10 août dernier, l’AFP par le biais de Faniry Razafimanantany, a souligné le fait que  les dirigeants actuels « favorisent la politique de la sourde oreille face aux différentes revendications et aux cris de détresse de la population ». Le groupe cite notamment la persistance de la pauvreté extrême, la recrudescence de l’insécurité, l’inflation, le délestage ou encore l’accaparement  de ses terres. Selon eux, « les dirigeants actuels, le président Hery Rajaonarimampianina en premier lieu, sont les seuls responsables de tous les maux sociaux actuels (…) ».  L’AFP a ainsi décidé de se lever, «Pour mettre fin à la mauvaise gouvernance et à l’injustice sociale. « Ça suffit avec ce régime qui refuse d’écouter les cris de détresse de la population et qui fait fi de les revendications sociales», avait alors soutenu Faniry Razafimanantany lors de sa dernière rencontre avec la presse.

 



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Place de l’indépendance : un vendredi à haut risque (NewsMada)
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