Plusieurs propositions ont été avancées pour la relance de la filière girofle durant le pré-atelier organisé le 8 août dernier à Toamasina. Cette rencontre précède l’atelier national qui aura lieu le 20 août prochain à Farafangana.

La filière girofle connaît une importante régression ces dernières années en raison des mauvaises pratiques des cultivateurs dans les régions productrices. Le ministère du Commerce et de la consommation a en effet relevé le manque de professionnalisme dans cette filière, présentant d’importante répercussion sur la qualité du produit. Les questions  de magasin de stockage et d’agrément des  exportateurs sont les principaux sujets débattus lors  du pré-atelier sur le girofle, qui a eu lieu à Toamasina  le 8 août dernier.  La production d’huiles essentielles cause également des blocages sur la filière dans la mesure où les feuilles sont cueillies à outrance, et la suspension des extractions ne respecte pas les normes d’exploitation.

« Le girofle ont les mêmes problèmes avec les autres produits de rente tels que la vanille. Par exemple la sécurité. Les vols, que ce soit des récoltes sur pied ou dans les magasins, sont réels. Les dates d’ouverture de campagne également doivent régir les cueillettes, car les clous cueillis trop tôt sont trop petits et finiront à la longue par abaisser la qualité générale du produit, et de ne plus trouver acheteur », affirme le ministère du Commerce et de la consommation dans une note publiée, hier. L’Etat et les acteurs de la filière oeuvrent ensemble pour remédier à ces problèmes qui persistent dans cette filière. C’est la raison de la tenue du pré-atelier organisé à Toamasina avant celle de l’atelier national qui rassemblera tous les acteurs dans la filière le 20 août prochain à Farafangana.

Des esquisses de solutions

L’atelier de Toamasina, assez sélectif, a déjà permis de déterminer des esquisses de solution pour la plupart des problèmes de la filière qui seront proposées à Farafangana, samedi prochain. Parmi ces propositions, on peut citer l’exigence d’un entrepôt pour les collecteurs, le respect obligatoire des critères considérés comme « majeurs » dans la grille de contrôle,  le dépôt de la demande d’agrément auprès de la Direction régionale du commerce et de la consommation (DRCC) avant la fin de ce mois en vue de la préparation des missions de contrôle. L’établissement de la liste des exportateurs agréés avant le 20 septembre prochain et la détermination d’une période de cueillette des feuilles font partie des propositions avancées pour rehausser la filière girofle à Madagascar.

Madagascar est le premier exportateur de girofle, avec une part de 42% du marché mondial, et une quantité significative de 16.000 t en 2015.

Riana R.



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Produit de rente : relance de la filière girofle (NewsMada)
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