« N’induisez pas les Malgaches en erreur », selon le président Rajaonarimampianina

C’est la cacophonie dans le champ politique. « N’inventez pas et ne colportez pas des mensonges, nous sommes à pied d’œuvre, en train d’installer les institutions et de créer des infrastructures ; la communauté internationale en est témoin », ce sont brièvement les réponses du président de la République aux accusations portées contre lui pour qu’il démissionne ou pour qu’il organise des élections anticipées. « Qui sont-ils ceux qui se lèvent aujourd’hui pour revendiquer quoi que ce soit sinon qu’ils sont pour la plupart des perdants lors des élections, présidentielles, députation, sénatoriale et communale et qui ne digèrent pas leur défaite », soutient-il. Autrement dit, le chef de l’Etat ne jure que sur la poursuite de son mandat. D’ailleurs, le Représentant résident de l’Union africaine, Mme Ahmed Youssouf, a clairement indiqué que de telles élections anticipées ne seront pas acceptées bien que les opposants les réclament à cor et à cri. « Le temps et l’argent pour ce faire ne sont pas envisageables et il n’est pas question de faire marche arrière. D’ailleurs la communauté internationale n’y pense pas », poursuit-elle. En réponse aux références, entre autres au cas du Brésil évoqué par certains opposants, Mme Ahmed Youssouf rétorque que Madagascar n’est pas le Brésil.

En tout cas, les tenants du pouvoir et leurs sympathisants se réjouissent de ces interventions de la communauté internationale. Marc Ravalomanana pour sa part se positionne au centre.

Il avoue qu’il est prêt à toutes les éventualités mais explique-t-il, « il faut accepter ce que la communauté internationale -le PNUD, l’Union européenne, l’Union africaine et la SADC, car on ne peut rien faire sans elle. Il faut obliger la communauté internationale à s’engager à nouveau pour résoudre nos problèmes actuels, parce que c’est elle qui a imposé le « ni, ni » ». Marc Ravalomanana se défend de s’opposer aux mouvements pour la liberté d’expression. Il explique aussi qu’il comprend le mouvement des opposants car en face on ne s’ouvre pas au dialogue.



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Réponse du berger à la bergère (Tribune)

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