Mahajanga et Toamasina sont les deux sites, où on observe l’éclipse totale annulaire. Les taxis-brousse sont insuffisants.

Un véritable assaut dans les gares routières. Les taxis-brousse pour Maha­janga et Toamasina sont insuffisants à cause de l’éclipse annulaire, un phénomène exceptionnel prévu pour demain. Ces deux sites sont l’endroit où on peut voir l’éclipse annulaire totale. Les gens qui veulent mieux apprécier ce spectacle et qui veulent en profiter ont décidé de rejoindre l’une de ces provinces. À Ambodivona, les coopératives sont débordées. Il faut passer préalablement aux réservations.
On a constaté une hausse du nombre de passagers depuis la semaine dernière. Ainsi, les coopératives décident parfois que le véhicule reparte dès son arrivée. « Faute de véhicule, il arrive que le même taxi-brousse repart, mais avec un autre chauffeur », explique  Anjara Rakoto­nirina, un responsable au sein d’une coopérative.
« Grâce à l’éclipse annulaire, le nombre de passagers a connu une hausse et nos véhicules sont insuffisants. Mais le fait de repartir dès l’arrivée du véhicule ne se produit qu’occasionnellement », ajoute-t-il. « Pour profiter de l’éclipse et aussi pour se reposer, nous avons décidé de partir pour Mahajanga car c’est un endroit où on peut voir l’éclipse annulaire totale », explique Ravo Rakotonirina, un voyageur.
Une coopérative a même constaté que, depuis la semaine dernière, une vingtaine de leurs taxis-brousse par jour rejoignent Maha­janga. « Il y a dix véhicules qui partent le jour et douze le soir. Nos véhicules sont insuffisants vu le nombre de voyageurs qui viennent se renseigner ici », selon Ranto Rakoto­arisoa, responsable d’une coopérative.
Priorité à la sécurité
Pour les taxis-brousse de Mahajanga, il leur faut deux chauffeurs parce que la route est longue. « Nous employons deux chauffeurs pour la destination de Maha­janga pour la sécurité des passagers. Le chauffeur se fatigue à cause de la distance entre les deux endroits. Il lui faut un temps de repos, surtout la nuit », souligne-t-il. Il est exigé que le chauffeur se repose une heure pendant le voyage même s’il a un doublon. « C’est à eux de choisir le lieu où ils vont récupérer, mais ils ont droit à une heure de repos pendant le voyage », explique Alexandre Fazaralie, chauffeur de taxi-brousse d’Anta­nanarivo- Mahajanga.
De son côté, le responsable au sein de l’Agence de transports terrestre (ATT) a indiqué que faire un aller-retour successif n’est pas conforme à la loi des trans­ports. « Pour la sécurité des passagers, un taxi-brousse ne doit jamais reprendre la route tout de suite après son arrivée. Le véhicule doit passer à un entretien avant un nouveau départ », annonce Fils Ran­dria­mahenina, direc­teur des infrastructures et des normes auprès de l’agence de trans­port terrestre (ATT), hier.
Au cas où l’agence le découvrirait, la licence du taxi-brousse serait retirée à l’instant même. « Nous avons déjà mis en place nos représentants à chaque stationnement. Ils nous donnent les informations nécessaires du véhicule qui fait cet aller-retour. Nous informons tout de suite la gendarmerie et elle retire la licence du taxi-brousse », révèle ce directeur. « Quand la licence est entre nos mains, il leur faut une dizaine de jours pour le reprendre. Mais pour cela, le président de la coopérative, ainsi qu’une groupe de personnes au sein de la coopérative doivent venir au siège de l’ATT et être redirigés vers la loi des transports terrestre », précise-t-il.
Quant au prix du voyage, les transporteurs ont décidé de maintenir le tarif malgré l’insuffisance de l’offre par rapport à la demande.
Helifetra Randriaminovololona